Les auteurs


LAHIGUE

Parler de soi ? Pas facile ! Surtout lorsqu'on a vécu une vie somme toute banale. Je suis né au milieu de l'hiver 1964, vingt et un mois après ma sœur, dans une famille tranquille du sud ouest des Landes. Mon père faisait partir les trains et ma mère le courrier. J'aurais pu devenir le capitaine d'un cargo transportant des marchandises plus ou moins douteuses aux quatre coins du monde sous pavillon de complaisance, un torero restant immobile et impassible entre les cornes menaçantes des toros, le charismatique leader d'un groupe de rock balançant sa tignasse au rythme des accords de guitare électrique devant des publics déchaînés ou bien encore un peintre célèbre exposant ses toiles dans les galeries ou les musées. Mais la vie nous entraîne parfois loin des sentiers dessinés par nos rêves. Et puis pour être tout à fait sincère, je crois bien que l'aventure, je préfère la vivre de loin. Je me suis contenté de flâner le long des quais des ports de commerce, mon appareil photo à la main, de frissonner d'émotion sur les gradins des arènes. La musique ? J'ai commencé par l'accordéon - vous conviendrez qu'il y a mieux pour fasciner les groupies - avant de m'essayer derrière le micro dans un groupe de hard rock local au milieu des années 80. J'ai bien couvert des centaines pages de dessins à l'encre, au pastel ou à l'aquarelle mais n'ai jamais été suffisamment satisfait du résultat pour me décider à vendre mes œuvres. Vingt ans plus tard, divorcé, père de deux enfants, je bosse à Bayonne dans l'un des multiples centres d'appel d'un fournisseur d'accès Internet. C'est dans ma boite que j'ai rencontré ma partenaire de plume. Au départ, l'écriture d'un roman, c'était davantage un défi, d'autant que nous vivons à 300 kilomètres l'un de l'autre. Comme nous sommes des personnes modernes, nous nous sommes servis d'Internet et de notre messagerie pour échanger d'abord nos idées puis les chapitres de l'histoire que nous avons imaginée ensemble. Je me dois ici de vous confesser que nous avons choisi un centre d'appel comme univers de notre récit parce que c'était celui que nous connaissions le mieux. Pure commodité, économie d'énergie et de temps. Pages après pages, corrections après modifications, l'histoire et les personnages ont pris corps et dix mois après avoir démarré, nous apposions le point final à crimes.com. Cette belle aventure me donne en tout cas envie de poursuivre dans l'écriture. Pour terminer, je vais quand même vous révéler pourquoi j'ai choisi le pseudo Lahigue. Je suis certain que vous mourrez d'envie de connaître le secret. C'est tout simplement un hommage que je rends à l'eau et l'océan. En gascon, l'eau c'est l'aïga. Et puis mon nom de famille est de la même origine. J'ai rajouté un H pour que la phonétique soit respectée par tous. Une bourde fatale car la higue en gascon, ce n'est plus l'eau, c'est la figue ! Je ne vous avais pas dit que j'avais une tête de linotte ?

Et pour illustrer son talent d'aquarelliste et sa passion pour les cargos...

SERENNAC

Je suis née en banlieue parisienne de mes jeunes parents il y a 39 ans. Ce lieu de naissance n'a rien à voir avec mes origines : aveyronnaises par mon père, lotoises par ma mère. Aussi avons nous atterri dans mon enfance en terrain neutre : le Tarn. D'où mon nom de plume, Serennac, orthographe modifiée d'un petit village près d'Albi, autre ville rose que je vous invite à visiter! Adolescente tranquille, blagueuse au lycée La Pérouse, mes parents m'ont appris à aimer les voyages, la musique, les arts en général. Pour occuper ma solitude d'enfant unique, j'ai lu des tonnes de livres ! Ils ont été longtemps mes meilleurs amis. Au fil du temps, j'ai dévoré la littérature française des 19 et 20ème siècles puis englouti des centaines de polars ! Alors, comment ne pas avoir envie un jour d'en écrire un ? L'idée d'une co-écriture avec Lahigue est venue tout naturellement et nos deux styles se sont mêlés avec bonheur. A part ça ? J'aime l'entreprise pour laquelle je travaille mais j'envisage tout de même de la quitter pour vivre pleinement ma passion des livres et mon rêve de toujours : devenir libraire (de polars bien sur !). Ce projet est en pleine maturation, encouragé par mes deux grandes filles. Je leur transmets mon goût pour les voyages et mon humour parfois corrosif. Nous vivons toutes les trois dans une de ces fameuses résidences clôturées qui ont poussées comme des champignons dans le paysage toulousain depuis la psychose née de l'affaire Alègre. Parmi mes autres dada, l'histoire, en particulier le moyen age, l'architecture médiévale, le Stade Toulousain que je vais régulièrement encourager, et surtout, entrer par hasard dans un musée qui affiche "exposition temporaire d'art moderne", qui peut générer crise de fou rire ou de révolte! Je voudrai profiter de cet espace pour faire une dédicace. Je remercie mes parents, mes demi-frères, mes enfants pour leur soutien et leur écoute, mes collègues et mes amis. Je remercie également Lahigue pour ce travail d'écriture, ainsi que pour m'avoir aidée dans mes premiers pas dans la création de ce site Internet.

Alors, comme Serennac aime les voyages, voici quelques photos souvenirs...